L'impression d'être parfois moins qu'une poussière d'étoile
Que l'existence est tellement dure et les combats à mener sans cesse éreintants
Que tout paraît d'avance écrit et les rôles distribués
Méritai-je vraiment ton Amour ?
Je n'ai pas la réponse, je saigne souvent mais je m'accroche...à la Vie, à Toi mon Étoile
Dans ma collection infinie de week-end trop shorts, je reprendrais avec plaisir de celui-ci. D'abord, merci à Elise H. inscrite sur la guest list pour le don de son entrée à la soirée des 20 ans du Rex Club, même si s'accompagnait d'un petite session de tractage (flyers Solidays) pendant la modique durée d'1h30. Merci aussi à ma co-tracteuze qui m'a cédée sa place in fine et permis de découvrir l'ambiance du Rex Club en présence de quelqu'une que j'adore !!
Bref, une nuit électrik avec du très bon son électro (Cardini, Chloé, Dapayk & Padberg, Ellen Allien) et une foule immense dans une atmosphère excédant au minimum les 40°c (d'autant plus paradoxal, vu le prix des boissons), le fumeur constituant étrangement la salle de délivrance en terme d'oxygénation. Sur la piste, c'est un peu Poulpe Fiction : en effet, pas mal de goudous à l'horizon dont certains visages croisés + d'une paire de fois aux Clitorise ou au Pulp.
20 ans... je ne suis pas vraiment une vieille un vieux de la vieille par rapport aux DJettes ici présentes ce soir : en gros, ça fait maximum 5 ans que je les connais et kiffe techniquement leur minimale respective. Hors muzik, de bons souvenirs également : des séances d'attente au bar mémorables (avec des barmen/-maids, avec des regards de tueurs, qui servent avec style, même après s'être enfilés X shots), pas mal de bousculades, des échanges de bribes de mots, une requête surprenante d'un mec avec pour profession "rouleur de pelle", love on the dancefloor, etc...
Le lendemain (ou le jour-même), je suis bel et bien KC, empêtrée dans le bad trip du mal au crâne, un cercle vicieux bien connu où la seule solution pour émerger est de prendre un cachet mais t'as trop pour te lever et le prendre, donc tu tournes en boucle... Bref, j'ai dû me faire violence car j'étais invitée à un BBQ d'un ami qui fêtait son pot de départ pour Sakhaline (joli nom pour une île au large du Japon et de la Russie) chez un pote. Il s'agissait en réalité d'une petite fête dans une salle paroissiale au milieu de jeunes cathos (dont certain-e-s très sympathiques) et de scouts qui donnait sur une court, à croire que je dois avoir des positions trop dures sur la religion pour qu'il m'ait vendu ça formulé bien différemment.
Une excellente après-midi ensoleillée, avec au programme des retrouvailles avec pas mal de potes de foyer. En attendant de lancer l'émission "un jour, un CO", j'ai eu la surprise qu'un d'entre eux - T - vienne me voir et me lance cash : - Alors, ça fait combien de mois ? - Gné ? Comment ? - Que t'es avec ta copine ? - Plus de 3 mois, mais comment t'es au courant ? - Ola, j'ai appris plein de choses aujourd'hui, si tu savais... - En effet, je vois ! - Mais tu le sais depuis combien de temps ? - Concrètement, 2 ans environ. - Mais en fait, je m'en doutais un peu. À l'époque, j't'entendais rarement parler de mecs...
Dans ma tête, je souris. Parce qu'il paraît soulagé que j'aie une sexualité, en fin de compte (ah la la, ces hétéros :) Parce qu'il l'a super bien pris (et pourtant, ce même ami avait bassiné tout le monde y a quelques mois faire remarquer à quel point il était perturbé qu'une des filles de son entourage soit lesbienne, ce qui en explique en partie pourquoi j'étais restée discrète jusqu'à présent vis-à-vis de lui). Parce qu'aussi au foyer, j'ai pourtant eu de multiples relations avec des garçons. Mais j'étais extrêmement silencieuse à ce sujet, parce que je ne me sentais déjà pas en phase avec moi-même et que ça n'avait absolument rien de réciproque. Parce que tout simplement, je n'aurais jamais imaginé qu'un jour, je ferais la fête à la fois avec ma copine et mes meilleur-e-s ami-e-s. Parce que justement Elle m'a fait la surprise d'arriver 2h après et que j'ai trouvé ça génial et vachement symbolique. Yep, c'est beau la vie.
Encore plus marrant et je tenais à le souligner, T. nous a fait la remarque en fin d'aprèm' qu'on n'était pas tellement démonstratives toutes les 2. Et pour cause, vu le type de public (porté sur la religion) autour de nous, on se sentait naturellement pas de jouer la provoc' (même si je suis intimement convaincue que la spiritualité a bien + à faire avec la sexualité qu'avec une morale rigide emplie de préjugés et d'a priori). Même en temps normal, dans les lieux publics, nous ne sommes pas aussi pudiques. Et en fait, c'est un peu dilemme que je me pose souvent : est-il si important de se montrer ? Oui, ça peut faire avancer le schmilblick de rendre visible notre amour, car encore nombreux sont ceux qui ignorent l'existence de l'homosexualité féminine (hors pornos). Néanmoins, le fait de s'embrasser ou de se tenir la main ne constituent pas des gestes anodins et peuvent susciter un malaise ou des réactions plus ou moins négatives pouvant aller jusqu'à l'homophobie (non, je ne veux pas généraliser et c'est pas tout-à-fait, on a parfois nous aussi mis du temps à s'accepter). De plus, ai-je vraiment envie que chaque kiss soit apparenté et considéré à une revendication politique ou militante ? C'est à ce moment-là qu'on souhaiterait vraiment que notre amour soit banalisé et n'ait point d'autres connotations. Cependant, en attendant, si on veut faire avancer les mentalités en dehors des médias, il n'y a sûrement pas le choix : il faut prendre ce risque, sans pour autant condamner les homos qui n'ont pas envie - pour diverses raisons - de se montrer.
S’embrasser dans un lieu public, c’est passé du sexuel au sentimental. Et donner à un acte banal une résonance politique. Comme le dit le maire de Paris, afficher son homosexualité ça fait avancer les libertés... (dykeplanet.com)
Pendant ce temps, la clique de choc Sheliyah & Abigael + Falone donnait leur choeur à Séb Tellier et faisaient des truc méga 'barbants' (au sens propre) pour l'Eurovision 2008 (cf ze photos de la dream team de stars)...


Aujourd'hui, c'est le jour J de l'Ultimate Same Sex et, pourtant, c'est la teuf-filles d'y a 15 jours que j'm'en vais vous conter. Ben oui, faut le temps de digérer et surtout de se remémorer des souvenirs parfois fugaces et imprécis ou plus que flous, artistiquement/alcooliquement parlant...

Quid de cette Clitorise flèchienne. Quand on y repense, tout paraît à la fois futile et essentiel... Par quoi commencer ?

Tu étais forcément arrivée avant moi, pour ne pas faillir à la tradition. On est arrivées pendant le live de Guns of Brixton. Pas encore la foule mais ça commençait déjà à se bousculer dans les rangs. Des dreadlocks et des rasta-men devant la scène : eh oui, vous ne rêvez pas, nous sommes en plein milieu d'un concert de Dub bien rock & NRV. Evidemment, gros kif pour moi - particulièrement éprise du genre - mais pas que : le public paraît totalement envoûtée par ce show planant et cette atmosphère devenue mégapocalyptik.

Ah oui pardon, ce post est censé parler de la soirée Barbi(e)turix. So, à minuit 30, le DJ...désolé, j'me souviens plus de l'ordre de la programmation. Je crois que j'avais un peu la tête ailleurs et avais une furieuse envie de me défouler sur la piste. C'est plutôt bon signe, non ?

Bien sûr, je peux évoquer le mini /free /fashion /girly /pinky /gothic /plusheux /market /deux point zero. Alors, est-ce que ce regroupement de stands de jeunes créatifs aussi divers que variés apporte de la valeur ajoutée aux soirées Barbi(e)turix ? Difficile dire. Vu côté public, déjà ce n'était pas tout-à-fait "nouveau" puisqu'on a déjà aperçu plus d'une paire de fois des stands comme BBTX, le Kiosque, Many Creation, Dollhouse, Ipso Facto, 10e Muse...par le passé. Là, ça faisait encore plus l'effet d'un groupe de potes du collectif lesbien, bon enfant et rigolo à première vue. Quant au style, on naviguait entre le rose bonbon, les doudoux, le gothique, des tshirts space, des bijoux strange. Est-ce que le spécimen goudou doit forcément rentrer dans l'une des ces 3 catégories et est naturellement attirée par ce type de produits ? Je sais pas...et j'm'en fous.
Parce que moi, à part piquer des bonbons et coller des n'autocollants sur le beau visage de ma chéwie (pas n'importe quoi : un coeur (sur le front) + barbie (sur la joue gauche) + turix (sur la joue droite) : + recherché tu meurs, nan !? en tout cas, y en a une qu'avait 'achement la cote auprès d'un certain barman), mes compétences d'observatrices s'arrêtent là.

Côté nightclubbing, on a squatté un peu partout. D'abord dans la foule où 3 mangas girls au look plus qu'improbable ont marqué durablement ma rétine. Puis, on a retrouvagé Thunders & co, mais ça, c'est kwazi devenu la routine systématik. On a aussi profité pépères de la vue inénarrable sur la petite ceinture by night depuis la terrasse vitrée. Et je peux vous dire que ce genre de moment vaut tous les bonheurs du monde, quand on est à 2.

...Surtout quand il a été précédé de paroles ****phobes par les toujours-aussi-aimables-videurs-de-la-flèche, quand on voulait sortir mettre un tout petit peu le nez dehors (si si, c'est possible officieusement) car le fumoir dégueulait de monde à n'en plus finir. Et là, on s'entend dire sur un ton agréable : "non, mais tu rêves, t'as pas lu le règlement ou quoi ?" Je me retourne : le mec de la sécu dévisage nous - les 2 salopes de gouines qui se tiennent salement le bras autour du coup - avec tout le mépris que les machos de son espèce possèdent et nous balance sèchement, un sourire aux lèvres : "tsss, regardez-moi, espèce de vicelarde. Perverses, va ! Dégueulasse, oui..." À ce moment-là, je n'ai guère envie de l'entendre déblatérer plus et je retourne prestissimo vers l'intérieur avec A. (qui n'a manifestement pas prêté attention aux mots du monstres, et tant mieux dans un sens).

...Surtout quand il a été suivi d'un concours délirant et hors-norme de grimaçage. Y a rien de mieux pour se défatiguer et recharger à fond ses batteries !

On a filé un peu plus tard se déhancher sur la scène bondée avec une chanteuse énervée qui hurlait bien fort, c'était trop bon. Par contre, on a moins apprécié quand sa manageuze (ou un truc dans le genre) est venue nous chuchoter d'arrêter de gâcher le spectacle en déguerpissant de l'estrade... Visiblement, encore une qui ne ignorait les règles nocturnes de la maison, quand le nightclubber est sur un pied d'égalité avec le DJ...

Pendant ce temps ou un peu plus tard, une clone de Mz Sunday Luv se lovait contre Emy (J) que, un peu plus tôt, j'avais croisé aux backrooms chiottes et donc la convers' s'était limitée à "t'es vraiment sûre qu'y a personne dedans ?". Heureusement, je ne suis pas de nature à me vexer rapidement, même quand on me prend un peu pour une teubê profonde lol.
Du coup, je me suis sentie obligée de rétorquer : "oui, mais si tu veux, il reste l'urinoir des mecs si tu veux qu'on b _ _ _ _ ?". Eh non, rassurez-vous, je science-fictionne total là, désolé de pas avoir été à la hauteur de ma réputation...

On est parties un peu avant la fin, un peu claquées par toutes ces émotions musicales. Pour éviter de me faire dévorer tout crue par ma cannibale favorite, on a fait une halte à un Grec dans la rue qui descendait au tro-mé. Et apparemment, à la manière dont celui-ci a été jeté à la poubelle, le goût du kébab' devait être mémorable...

Too earlier : station fermée. On trotte jusqu'à Nation. On fait 3 fois le tour avant de choper l'arrêt place des Antilles (ben quoi, dans le noir, on voit pas aussi net qu'en plein jour !). Quelle chance, un cycliste bourré et estampillé uhu me suit à la trace. Un bon coup d'énervement de mon bodyguard aura vite fait de provoquer sa disparition-éclair.

Dans la loi des séries, on continue avec le train à st-Laz qui emmène tous les voyageurs un peu ébahis vers une destination absolument pas commanditée et hors-zone. Le plus drôle, c'est que ça empêche pas les 'leurs de monter justement dans le train retour, mais ouf, on est sorties à temps !

Passage obligé à la boulange qui vient d'ouvrir avant de mourir de faim dans les rues de C. Mmmzzzz, dormissage maintenant ? Eh nan, on doit aller chercher des résultats avant midi.

Et, après ? Encore plus incroyable : après une micro-sieste au jardin des plantes, nous partons dans un long périple à travers la capitale (mais nous ne le savons pas encore) qui, pour la 1ère fois, a enfin revêtu ses couleurs estivales... Et je peux vous dire qu'on s'est pas gênées pour allègrement en profiter :))

by OMR [Virginie KRUPA+Alex BROVELLI]

Croiser ton regard...irrésistible. Si près. Juste effleurer tes lèvres ou le bonheur (assuré), du pareil au même en fait, même si les premières sont souvent coupables du second...
Et quand nos mains se frôlent...prendre conscience sans cesse que nos terminaisons nerveuses peuvent nous conduire tout droit au sky'seven. Frisson incontrôlable. A cause de toi.
Infinimencore...
Ce Soir, à la "Boum" de Lucio & Vanina, la line up est kitschissime et ultra 90's à souhait! En tête d'affiche de cette soirée Babydoll post-st-ValentinE, les chanteuses Sheliyah & Abigaël qu'on ne présente plus. On avait déjà croisé le duo en décembre au même endroit, sauf qu'on était un peu arrivé sur la fin du set dans une salle archi-comble, ce qui permettait pas vraiment d'apprécier pleinement... Ce soir, les swingueuses sont de retour et, du coup, j'étais bien décidée à re-découvrir leur talent d'un peu plus près. Et...verdict unanime : je n'ai absolument pas été déçue. OK, les conditions pour jouer étaient plus optimales (because Babydoll's getting better'n'better, Têtu n'est pas le seul à le proclamer), mais surtout leurs reprises ont beau être délirantes (cf ze vidéo), vocalement elles assurent à la perfection et les ré-arrangements vont jusqu'à faire préférer la nouvelle version à l'originale. Bref, accompagnées de Fab' et Costa aux percus (et parfois vocalement), elles ont su chauffer la salle et mettre l'ambiance, avec même quelques belles petites surprises à la clé (dont la toute émue Enja, dans un beau duo avec Shé). Ce qui pourrait peut-être expliquer pourquoi elles sont désormais résidentes du lieu. Dans un sens, tant mieux pour nous !
PS : c'est franchement cool d'être venues papoter avec nous après la session acoustique et...pour le ticket conso (quoi, j'entends des rires moqueurs ?! :))
Ensuite se sont succédés Sylvanie de Lutèce, Amigo et Dactylo, avec
une programmation faisant toujours plus la part belle aux bons vieux
standards des années 70-80-90's. Concrètement, j'ai encore du mal à
réaliser que j'ai dansé sur des airs de slows antiques ou trippé sur de
la bonne disco-dance, dans une boîte à l'ambiance quand même un peu connotée RG. Concernant le thème de la soirée, juchée sur la plateforme DJ, Vanina donnait le plus sérieusement du monde les consignes pour le bal, du type "les blondes invitent les brunes", tandis que Lucio agitait délicieusement sa baguette de fée Cupidon. Habitué-e-s de la rubrique pipole de Gala version lez : j'ai aperçu de loin Emy Jouvet et également ma pote Virg' (ça faisait un bail !). Par contre, ce que je n'ai pas vu - hélas, c'est la nuit passer...à une vitesse délirante. Bien sûr, comme d'habitude, on était très souvent serré-e-s pour mover notre body, mais tant pis (ou tant mieux).
A la fin, ça baisodromait sauvagement dans tous les coins et recoins obscurs de la boîte (jalouse, moi ? sûrement pas :P ). Près du vestiaire, après un beautiful roulage de pelles à son cop' et sans prévenir, un mec a même réussi à retapisser copieusement les marches, me tirant du coup assez brutalement d'un état de douceuphorie...
Les photos de début de soirée sont là.
Infiniment brutissime, ça me brûle au plus profond de mon être, comme transpercée d'une flèche très particulière, signe que je suis vivante et peut-être bien plus. Toi, dis-moi comment on peut vivre avec, ou plutôt sans...
[you made me so weak and now I became slave 4 U]
La st-Valentin serait-elle une fête surfaite, commerciale, culpabilisante, démonstrative, machiste + sexiste, vidée de son sens/essence ? Au point d'en faire une fête de la rupture, en la détournant carrément et originalement ?
Pourquoi pas, mais tout dépend d'abord - peut-être - comment on conjugue l'Amour au quotidien, c'est-à-dire comment on le renouvelle, le nourrit, l'enrichit, le fait briller. On touche là au domaine de l'Art...spontané et du travail sur le Temps (si ce n'est sur soi-même :)) Car les pétales de roses finiront par faner, le lien magique non.
Et si on profitait pleinement de cette journée et donc du moment présent, plutôt que de chercher à tout prix des qualificatifs ou des mauvais alibis pour zapper cette fête ??
F.U.C.K. Y.O.U. >> c'est le mot d'ordre de cette journée !
.
Est-ce la routine des trajets quotidiens ou la récursivité de nos télescopages qui font espérer ou croire que tout est possible ?
Le microcosme des transports en commun est fascinant et mériterait plus d'une thèse à son sujet. Ayant vécu une grande partie de ma jeunesse en province, je ne pouvais pas deviner à quoi j'allais m'exposer en atterrissant à Paris. Métros et trains sont régis par des codes de bienséance, qui imposent en principe le respect et la discrétion ainsi que la réactivité et la rapidité à ces usagers. Même si le portable continue de semer le trouble dans cet univers supposé silencieux (uniquement perturbé par les traditionnels chansonniers), il n'en reste pas moins que le scénario des voyages parait déjà écrit à l'avance.
Paradoxalement, rares sont les passagers qui n'ont pas au moins une anecdote à raconter, grèves, contrôleurs et touristes arrivant souvent en tête et composant une mélodie un peu surannée...

J'avoue que pour moi ces allers-retours oscillent entre l'insipidité et l'évasion (à renfort de musique, littérature et pocket cinéma). Parfois aussi la détente et le repos.
Le matin, quand je prends mon train en période post-rush (donc aucune personne stressée ou debout), je suis toujours émerveillée de remarquer qu'en général chacun a SA place prédéfinie comme si les rôles avaient été distribués, ce qui n'est pas mon cas (eh oui, LE grain de sable). Au milieu du silence, le voyage laisse alors place aux œillades furtives...
Presque à chaque fois, je me retrouve à quelques sièges de CETTE fille qui monte à la même gare que moi et descend à St-Laz aussi. Ça doit bien faire une dizaine de mois qu'on emprunte le même train, nos regards se croisent très brièvement mais nous jouons le jeu de l'indifférence à la perfection. Rares exceptions à la règle : quand le hasard fait que nous nous retrouvons aussi dans le train du soir, nous restons interloquées quelques secondes. Puis, sans perdre plus de temps, nous enfonçons le nez dans nos livres ou le casque sur nos oreilles, en relevant parfois la tête pour admirer le paysage ou vérifier la station, en vérité pour voir l'Autre par le jeu du reflet des vitres interposées (je n'ose croire que je suis la seule joueuse).
Brune aux cheveux courts et rebelles, naturelle, le look étudiant et l'air espiègle, je la trouve très craquante...
Tout sourire ou regard appuyé n'est bien entendu pas de mise, de peur de rendre la situation ridicule ou de briser cette sorte de rêve éveillé. Néanmoins, ça n'empêche pas d'IMAGINER. Sentir son (bref) regard, essayer de deviner ses pensées, deviner sa vie, croire que nos rêveries comportent un semblant de point commun. Le trip s'arrête lorsque les portes du train se referment vigoureusement derrière moi et mon autre vie reprend (non, je ne suis pas schizo). J'y pense plus du tout jusqu'au lendemain matin. La suivre ? Je n'y pense même pas une seconde. C'est justement la notion de distance qui rend cette expérience fascinante...même si je comprends aisément le succès de Dilelui.com
Voici la song dérivée de mon site...
Oups, non, c'est plutôt l'inverse : j'ai osé piquer le titre de cette musique (que j'adore, même si les paroles sont légèrement déprimantes) afin d'illustrer l'esprit de mon blog (et donner la couleur illico).
Et, aujourd'hui, je trouve que la chanson est complètement d'actualité.
and then she kissed her (helios/Phillip Boa & the Voodooclub)
* Ce soir, dans les couloirs interminables qui me mènent à mon train-train, 2 femmes marchaient en s'agrippant le bras et rien ne semblait pouvoir les séparer tant elles étaient serrées l'une contre l'autre. Pas de scoop ni de comportement provocateur dans leur attitude. Et pourtant, j'aurais dû compter le nombre de personnes qui se retournaient sur leur passage avec une mine désapprobatrice et/ou étonnée. Mon avis, c'est que les Martiens, c'est pas nous mais bien les intolérants...
* Question lancinante et incontournable de l'entourage :
- alors, t'as un Valentin pour ce soir ?
- non, j'suis célib' en ce moment (et, en même temps, l'envie très forte de rajouter : mais j'veux une valentinE pour la vie). Ben oui, c'est tous les jours que l'amour se fête, pas qu'en une occasion unique...
L'amour, c'est peut-être d'ailleurs ce qui devrait être retenu de la relation qui unit deux êtres (même de sexe non opposé), plutôt que d'être définis comme des personnes souffrant de "problèmes médicaux de type génétique" par un certain responsable religieux lyonnais ou étiquetés pédophile/zoophile (faudra m'expliquer le rapport...).
C'est vraiment hallucinant d'entendre ce genre de choses, en 2007...
Bon, y a plus qu'une chose à dire : bonne saint-Val' et soyez heureux...dans votre vie amoureuse !
Les Barbi(e)turix, ça rend accroc, vous le saviez ? En tout cas, ça fait 1 mois que je patiente pour la prochaine ClitoRise party et je dois avouer que le manque est difficile à gérer. Franchement, quand est-ce que des filles en patch seront disponibles en pharmacies ET remboursées par la sécu ? Mais pourquoi personne ne me comprend ? Vous savez, c'est dur à vivre, d'être une vraie Girls' Addict...
Donc, vendredi soir, je bascule dans ma Second Life (en rien virtuelle, néanmoins). Mes 2 "touristes" (mon frère et son pote) viennent me chercher au taf vers 19h. De là, on fait un mini-saut au McDo, histoire d'avoir l'estomac bien calé pour les 10 heures de folie qui vont suivre sur le dancefloor de la Flèche d'or. On arrive vers 20h30 au lieu-dit. Ça paraît tôt et effectivement, il n'y a pas non plus encore une big foule (il faut savoir aussi que se déroule également une soirée Pinky Boat, au même moment). Mais il y a plusieurs avantages : 1/ y a encore de la place au vestiaire ; 2/ ça permet de se plonger en douceur dans l'ambiance ; 3/ même en début de soirée, y a de très bons groupes, donc aucune raison que mes tympans s'ennuient. Tiens, je suis peut-être amnésik mais j'avais pas remarqué le grand slide-show la dernière fois.
Nous, on arrive juste avant la fin du show garage des 2 filles de Human Toys. La seconde est une chanteuse au doux nom de Sandie Trash, accompagnée de son claviériste, nous emmène faire un voyage dans les années 80. Elle n'hésite pas à cracher de l'eau sur le public et à le menacer d'un flingue, afin de créer une puissante (et violente) interaction avec lui. Après ce choc, place à l'auteure-compositeure pop Helluvah et ses mélodies calmes (on trouve quand même quelques chansons NRV dans le lot). Enfin, pour conclure la partie Live, on finit par l'électro-trip-hop de Dasha & Vörse, emmené par la voix hors du commun de la chanteuse russe. Très acclamée par les "Amazones" qui ont désormais complètement envahi la salle. Mon frère est hypnotisé par cette beauté blonde et pense déjà à s'offrir le cédé.
Tiens, juste à côté de moi, y a une sosie de Shane version small !! La question qui me taraude, ce n'est pas de faire le jeu des 7 différences avec le modèle original, mais plutôt de savoir à quoi elle pouvait bien ressembler avant la diffusion de L Word sur nos écrans :))
Un petit tour aux micro-WC pendant l'entracte (la queue fait 10 mètres de long parce que tout le monde a eu la même idée, grrr). Quand je reviens, le DJ Crame (de Mort aux Jeunes) a déjà entamé son mix et a l'air de bien s'éclater. Cool, les platines trônent sésormais sur scène et non plus dans l'ombre à droite.
Dans les clichés ci-dessous, vous allez peut-être vous poser la question du pourquoi la DJette Slide, le houseux Jeck Hyde et K.I.S.S. + la sacrée interludeuse MA ne sont pas présents... Rassurez-vous, je n'ai rien contre elles/lui, mais c'est qu'il m'est arrivé un truc totalement fou/imprévisible... Les gosses et les pervers, ouste, c'est le moment d'aller vous coucher !
Pour voir les splendides photos, c'est par ici : http://www.flickr.com/photos/yxelle/sets/72157600237191593/show/
[*Mon frangin Sweb et son poto Ronwelthy ont aussi blogué sur la soirée]
(rien pour l'instant)