Because DARKNESS belongs to me...
Qui n'a jamais refait le monde la nuit et senti tout-à-coup une sensation brute de liberté, comme si tout devenait possible et réalisable ? Loin de se résumer simplement à un spleen mélancolique, le calme et l'obscurité sont propices à une prise de recul, à une mise en abyme de sa propre existence et à l'écoute de soi. Comme si on appuyait sur pause pour tout repenser et tenter d'évoluer... Et au vu des bénéfices sur le côté clair de nos vies, ce ne peut pas être juste illusoire. Refuge vital pendant mon adolescence, ce côté face constitue désormais pour moi le meilleur moment pour se ressourcer, s'ouvrir vers les autres et tout remettre à plat. J'ai l'intime conviction que je ne serai pas celle que je suis aujourd'hui sans cette part d'obscurité irréelle.
Je ne parle même pas de la nuit en ville, avec ses potos ou en te-boi - souvent alliée à un mélange de fatigue et d'énergie hyperactive soudaine - car ça revêt également une dimension magique, par les rencontres inattendues qu'on peut faire ou les discussions inopinées et ô combien constructives qui se déclenchent. Même sous l'emprise de trucs bizarres, les gens sont bien plus vrais et authentiques parce que libérés de toutes contraintes avec l'impression d'être presque invulnérables...
Quant aux nuits d'amour, parce qu'aucune ne se ressemble, il est possible que ces voyages appartiennent aux plus beaux de tous les ciels étoilés... Franchement, de vous à moi, qui ne s'est jamais senti pousser des ailes/zèle quand le soleil se couche ?















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