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novembre 2007

G's choice...

Shine_in_guyane

Je crois être en mesure de l'annoncer au monde entier (s'il n'est déjà au courant) : je pars aujourd'hui en France terre amazonienne.
Y a même pas 10 jours, je pensais que ce ne serait finalement pas réalisable : trop de démarches à effectuer avant les grèves paralysantes. Et puis, fuck les doutes, je me suis prise à y croire et surtout à tout faire pour concrétiser ce projet ! Bien qu'au fond de moi, je sais bien que jusqu'au dernier moment, tant que je n'aurai pas pris place dans le fameux vol Air-Caraïbes, je n'y croirai pas...

Quand on part, on se demande toujours ce qu'on va louper. Soirées, concerts, colloque VIH et Femmes, les manifestations autour du 1er décembre (World Aids Day) en métropole. Question existentielle à caractère purement goudou : l'imminent live de Sarah Bettens à l'Elysée-Montmartre en fait-il partie ? Pas vraiment, sa personnalité et les textes de ces chansons me touchent, les mélodies moins... Je préférais la période K's choice. Donc, ma non-présence à son IN-contournable est le bien cadet de mes soucis.

Quid de cette mission labellisée Sidaction ? Je sais que la réalité du terrain est loin d'être évidente là-bas et que les taux de prévalences atteignent des sommets de plus en plus vertigineux. En parallèle, il ne faut pas oublier les nombreux acteurs de terrain motivés et mobilisés dans la lutte contre le sida. J'attends donc beaucoup des multiples rencontres avec les responsables d'association de prévention et les communautés religieuses sur place.

Sinon, bien évidemment, je ne suis pas tellement triste de quitter brièvement le froid hivernal, même si le retour n'en sera que plus dur... Promis, je ramène quelques rayons de soleil dans mes bagages ! See U soon :))

Tentation-Y'elles



Actuellement en train de parler avec succès à la main d'un certain Michael après avoir carrément fait la 1ère partie de l'ami Mika, la fameuse bretonne Julie Budet est surtout (re-)connue pour ses chansons fluorées aux paroles absolument sans tabou et dotées d'un sens de l'humour qui tend franchement vers l'aigre-doux. En revanche, ce qu'on sait moins de Yeah-elle, c'est qu'enfoui au fond de "Pop-up" se cache un titre pour le moins étonnant, intitulé "les femmes".

free music


Les textes sont tellement ultra-lights et sucrés que le propos-même peut parfois échapper aux oreilles distraites dans un premier temps, d'autant plus que le pays des bisounours est loin d'être la formulation parfaite pour désigner le Goudouland... Par contre, rassurez-vous, il n'y aucune ambiguïté superbusienne possible quant au sujet traité.


"Je suis touchée là où je ne me serai jamais aventurée. Comme un sens interdit (...) Me souffle t-on comme si c'était une fausse direction. Mon plaisir se moque de tes équations. Cette peau douce absolument parfaite. Cette odeur fruitée et sucrée m'entêtent (...) Viens on va faire un tour sur ce toboggan arc-en-ciel c'est celui de l'amour. On ira manger une glace à la vanille mais d'abord j'aimerais être sure que tu n'aimes que les filles."
J'imagine déjà le style de dessin animé qui servira de clip au single (ben quoi, on peut toujours rêver, pas forcément vainement d'ailleurs puisqu'il figure déjà en tête de son player sur son MySpace), noyé sous des litres de sauce garantie 100% Strawberry Panic :)

Pffiou, tout ça à cause des filles !!

Les divas déglinguées du rock


Que celle ou celui qui ose affirmer n'avoir jamais entendu parler de Gossip lève la main ! Beth Ditto, Mary J. Blige, Juliette Lewis, Kate Nash, PJ Harvey...leur point commun ? toutes talentueusement effrontées.

Télocherama y consacre un article, en faisant scrupuleusement la distinction entre les militantes, les soul sisters, les rock chicks, les - de plus en plus nombreuses -  “MySpace” girls, les artistes radicales.


Vous êtes prêt-e-s à faire un voyage dans le rock girls history ? Branchez vos écouteurs, c'est parti !

Incandescente

Ce matin. St-Lazare. Clinique. Rendez-vous. À jeun depuis trop longtemps. Piqure tranquillisante. Encore des examens. Je ne sens plus rien. Je m'en vais. Sonde dans la bouche. Examen. 5 petites minutes. 1 heure + tard, je m'éveille. Le spécialiste me parle. Les résultats, les clichés. Je reste coite. Un sifflement dans les oreilles, les lèvres du spécialiste continuent à se mouvoir silencieusement. Ma tête se vide. Ma vision se brouille. De nouveau anesthésiée. Nan, pas moi, le corps d'une autre. La faim me tenaille mais j'ai la nausée. Courir jusqu'à en perdre haleine. Je vais prendre le métro et aller travailler comme si de rien. Après-demain, je pars loin. Dans 15 jours, j'aurai oublié. La vie recommencera comme avant.

Dans les rames, les stations qui s'égrènent me rappellent les secondes qui me séparent de... Une poignée de secondes, de jours, de semaines. Quelle différence ? Et cet enfant qui sourit, sait-il seulement que la vie est fragile et peut disparaitre pour moins que rien ? Un goût de sang dans la bouche. Sensation de vertige, je me sens irrésistiblement aspirée par un vide sidérale en tentant de voir le bas de la colline, l'autre jour en vélo. Un souffle froid me parcoure l'échine. Je tremble. J'aurais d'envie de m'enfoncer la pointe d'un couteau pour vérifier que le sang coule encore dans mes veines. La vie est derrière moi. Je me sens à la fois toute petite et grande, presque invulnérable, perdue mais libre. Fou rire. La mort. M'en fous. Je veux la baiser. Baiser. Te baiser. T'aimer. En profiter. Apprendre à tout conjuguer au présent, avant la nuit.

Point final...

...de ce cauchemar qui revient (trop) souvent hanter mon inconscient.

290408 : début des hostilités

La fin de la trêve et le début de la guerre "madkaienne" sont clairement annoncés pour le 29 avril 2008, boulevard Rochechouart.

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1 unique lien indispensable, qui risque fort d'expirer dans moins de 15 jours : Fnac

Source : le-hiboo.com/Roy Music   


No Sex Moon

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Merci. De pour rien.

Merci à Sarko et aux syndicats d'avoir décidé unilatéralement du programme de ma soirée mon week-end...

Et moi qui m'étais jurée de ne jamais devenir dépendante à quoi que ce soit...surtout pas à la SNCF :))

Ultra amère

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Lundi soir, c'est ma 1ère fois. Rendez-vous avec M., une fille sympa, bavarde, et plutôt expérimentée...dans la vente de rubans rouges pour le compte de Solsid. A l'affiche, Ultra-orange en concert au Bataclan. À part le single "Sing sing", je ne connais pas vraiment et j'ai pas pris le temps d'écouter leur son avant de venir, mais ça devrait aller. Pour tout dire, je m'attendais même à être surprise en bien ! Complètement inconsciente j'étais...

19h30, quasiment zero chat devant l'entrée et on se les pèle. 1/2 heure plus tard, on démarre doucement la vente à l'intérieur-même de la salle. Bientôt, c'est tout le gratin pipoleux (les ami-e-s d'E., naturellement) et une foule de bobos parisiens (oui, oui, ça existe bel et bien) qui débarquent tous d'un coup et se pressent. Ma pote croise Jacky (Show) qui ne lui verse même pas un centime, ni même un sourire : radin, va ! Nous sommes subitement interrompues vers 20h30 et des poussières par un vacarme latino (la 1ère partie). Bilan de cette très expresse-vente, plutôt satisfaisant et positif, car notre ami public est relativement aisé ce soir et n'a pas peur de lâcher les biffetons.

Reste ou reste pas pour le concert ? La qualité de la prestation du groupe Ultra-orange a tôt fait de répondre à cette question existentielle. Objectivement, tout concoure au pire pour ne pas dire à la catastrophe : l'accent franglais et la voix super-bof d'Emmanuelle qui ne mettent pas vraiment en valeur les paroles et les textes assez pauvres, les mélodies pas du tout entraînantes, la chorégraphie discothétique (déhanchements et tortillements), ...

C'est limite un supplice pour nos oreilles. Mêmes les mecs du stand AcouFun - bouchons soigneusement enfoncés dans les oreilles - trouvent le spectacle sonore et visuel tout bonnement insupportable. Je vous rassure, nous avons l'air d'être les seuls à ne pas prendre notre pied. La preuve qu'une bombe blondanatomique peut remplir une salle malgré tout.
Donc direction : la sortie. Puis vers Oberkampf pour aller boire un pot au Styx et se reposer les tympans avec du bon jazz. Et enfin, arrachage de panneaux publicitaires avec inscrit au pochoir l'intitulé mystérieux "Emma je t'aime, reviens. Paul" (un teaser pour quel produit ?), avant de rentrer dans les tunnels du métro une bonne fois pour toute.

PS1 : il est possible qu'Emmanuelle soit un brin aussi grande gueule que sa sister Mathilde (j'espère que ce n'est pas là son unique talent, déjà que dans Backstage, elle avait un rôle so space), mais moi, je préfère Gil Lesage, na !

PS2 : Grave dégoûtée je suis de ne pas pouvoir faire la vente au concert de Vanessa Paradis, ce mercredi qui vient à cause des grèves.

Partir ou pas

C'est parti d'une exclamation de ma collègue trésorière sous forme de boutade :
- Whaou, regarde les billets d'avion pour Cayenne sont à 400€ en ce moment, c'est du jamais vu. Tu te rends compte, presque le montant de ta prime de Noël !? Tu nous accompagnes en mission ?
Le truc, c'est qu'au lieu d'éclater de rire et de relever sa plaisanterie, je l'ai prise au mot. Je l'ai regardée droit dans les yeux le plus sérieusement du monde et ai lancé gravement :
- Laisse-moi réfléchir, il se pourrait bien que je dise oui...
- Ah. Ben on peut à la rigueur t'avancer l'argent pour financer ton vol. Et tu nous rembourses en décembre. Mais tarde pas trop pour nous donner ta réponse.
- Honnêtement, oui, ça m'intéresserait énormément. Je vais demander à C. de me briefer sur la Guyane.
- Fais gaffe, y aura les repas et ta chambre d'hôtel à payer...

Ma collègue C. qui n'avait pas perdu une miette sonore de la conversation :
- Mais non, c'est bon, j'la prendrai dans la mienne.
Et l'autre, ironiquement :
- Parce que moi, c'est hors de question, j'en veux surtout pas !
C'est bien connu, les lesbiennes sont des puces qui sautent sur tout ce qui bouge... :))

Certes, j'ai mon vaccin pour la fièvre jaune/le tétanos/la polio à faire + prévenir le président de l'asso de mon absence (peu de chance qu'il s'y oppose) + convaincre mes collègues que le but du voyage n'est pas touristique et le prouver concrètement + me préparer mentalement à la chaleur/l'humidité/les moustiques, sortir 200€ de plus rien que pour l'aller-retour Air-Caraïbes (car en 1 journée, les billets réservables sont passés à 500€) et faire un mini-budget pour les dépenses sur-place.

Alors, que fais-je ? La réservation sera levée d'ici 48h. À moi de voir. J'ai toujours rêvé de voyager, partir loin, non pas que je sois déjà blasée par la variétude des paysages français métropolitains, mais...pour découvrir/apprendre d'autres mentalités/cultures. Donc, honnêtement, pas du tout dans l'esprit d'être spectatrice et shooter l'exotique à tout-va avec mon APN (difficile d'être crédible avec les beautiful pics que j'ai mises pour illustrer ce post lol)... Mon instinct me dicte de ne pas me poser de questions ; je sais aussi qu'il n'y a aucun risque que je regrette ces 10 jours, même si les journées sont bien remplies et pas vraiment d'activités proches du farniente (visite aux assos de prévention du VIH, professionnels de la santé et organisme, responsables de nos groupes locaux, communautés religieuses, collèges/lycées, etc), mais je pourrai peut-être me servir de ces tunes plus utilement. Pour l'instant, tous les gens à qui j'ai demandé un avis m'ont répondu unaniment : "pars !"
Rien que pouvoir se poser cette question futile est un putain de luxe, des tas de gens (et je sais ce que c'est) ici ne peuvent pas regarder plus loin que demain en terme de projet et doivent se contenter de survivre au jour le jour. En général, je n'aime pas faire les choses dans la précipitation, mais là, se casser sans aucune arrière-pensée pour découvrir un autre continent... Merde, on n'a qu'une vie et dans l'idéal, il faudrait toujours penser comme si elle ne durait qu'un jour !

Plage_amandiers_ricoliki

PerverZe

Je sais pas si vous connaissez Snooze, groupe d'acid jazz, mais voici leur dernière vidéo :

Non, ce n'est pas moi qui ai envoyé une requête "perverse" pour tomber sur le clip ;) Cette séquence est issue des dernières recommandations Last.fm, portail apparemment doté d'un excellent flair gaydar… L'échange et l'expression des regards sont particulièrement expressifs, voire émouvants.

PS : j'aimerai bien trouver les lyrics de cette song ; si vous êtes plus douée que moi (est-ce possible ?), n'hésitez pas à m'envoyer la réponse).

Et au passage, je dois vous annoncer que je m'écoute me regarde l'ennuyeux - mais so good - sexyclip Boring des Pierces (suite à un post de Mathieu sur Blographic.com) :

Mar(tine) toi !

Dans le genre technicolor et rainboweux :

La mienne :

Le sien :

Je trouve certaines couv' vraiment excellentes et bien plus efficaces que n'importe quelle Une de journal…

Butch is beautiful

Où sont les butchs ? Cette phrase sonne un peu aujourd'hui aussi gravement et désespérément que celle de Jouvet (Patrick, pas Emilie, bien entendu).

La tendance lesbienne actuelle est aux lip-lesb ou lesbian chic. Même si c'est le mag Elle qui le dit et qu'il n'est sûrement pas le mieux placé pour en parler, la L-Wordisation et féminisation du milieu est évidente. Bien ou mal ? Pourquoi certaines discriminations et préjugés persistent tant chez les filles-qui-aiment-les-filles ? La BUTCH-camionneuse-bagarreuse est elle vraiment le stéréotype à éviter pour s'intégrer - enfin - dans la société ou est-ce que cette image dégradée n'est tout simplement pas un pur cliché, plus ou moins éloigné de la réalité ? Mais pas inhérent aux goudous seulement : j'entends souvent des hétéros (se) questionner sur l'absurdité de sortir avec une garçonne si on est lesbienne...

« Pour Marlène, qui manie avec une gourmandise certaine l’art de la provocation, la butch présente «tous les avantages d’un mec sans les inconvénients». Elle est galante, elle a le sens des responsabilités. Aux côtés de sa butch, Marlène se sent prise en charge, protégée. Si elle admet et assume une vision du couple ultra-traditionnelle, elle réfute l’accusation avançant que le couple butch/fem reproduirait de façon caricaturale la domination masculine. Dans ce type de relation, il y a une dimension indéniablement ludique, une part de «performance». On surjoue, on en rajoute toujours un peu. Et puis Marlène conteste totalement l’image de la butch macho. L’attitude protectrice de cette dernière relève pour elle d’un esprit qu’on pourrait qualifier de chevaleresque. La fem représente pour la butch une sorte d’idéal romantique. «Dans ses bras je me sens précieuse, respectée. La butch est souvent tendre, extrêmement sensible, et très sentimentale. Elle n’a rien d’une prédatrice ou d’une dragueuse vorace. Elle vous fait la cour, vous envoie des fleurs. Il peut se passer une à deux semaines avant le premier baiser. C’est une amante fidèle, stable. Les couples butch/fem sont souvent les plus durables». Et Marlène de conclure: «Une butch, c’est une valeur sûre! »

« La question mérite d’être posée. On reproche souvent à la butch de reproduire les stéréotypes masculins, mais c’est aussi sa visibilité qui gêne. De part sa singularité physique, vestimentaire, de part ses attitudes, la butch affirme haut et fort une différence que toutes les lesbiennes ne souhaitent pas assumer aussi ouvertement. Le «droit à l’indifférence» est légitime, mais on peut tout de même se demander si l’intolérance qui vise parfois la butch n’est pas révélatrice d’une certaine mauvaise conscience lesbienne. Le mot de la fin revient peut-être à Hypatia Kosh, une militante lesbienne américaine, dont les propos sont reproduits sur le site Tassedethé.com: «Je pense qu’il est temps de reconnaître que notre communauté sexuelle n’est pas homogène. Nous devons parler d’homosexualités. Ce qui est bon pour certaines ne l’est pas pour d’autres. Le lesbianisme «taille unique» se rend à sa manière presque aussi oppressant que l’hétérosexualité obligatoire». »

En lisant cet article, j'ai immédiatement pensé à ce que j'avais perçu dans les scènes de l'excellentissime If these walls could talk, avec la féministe Amy et Linda. En dehors du fantasme et de toutes les représentations liées à la virilité / au machisme / ou bien à la féminité, j'ignore si l'étiquetage et la différenciation sont vraiment importants en fin de compte. On peut se sentir lesbienne sans se retrouver dans aucune des 3 catégories usuelles (butch/andro/fem).

* Lire l'article de 360 dans son intégralité
* Article de Tasse de thé

Embrase-moi

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Eh oui, 1 de +

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Pas de souffrance particulière au moment X.

Juste quelques galères que j'avais pas imaginées avant : accrochage lors de la mastication, de la douche ou du grattage + difficultés à articuler. Pas mal de soins et de bains de bouche pour éviter l'infection. Vivement la cicatrisation because le bijou de pose est assez gros/long/inesthétique. J'espère pas être déchaussée trop vite :((

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*Quoi ? j'ai oublié un S dans le titre ?
"Kiss me, quoi lol !?"


XSigl

Encore à moitié shootée par le Mopral coulant massivement dans mes veines et profondément étourdie par cette nuit en enfer, je sors de l'inoubliable bâtiment blanc.
Super bizarre d'emprunter pour la première fois cette sortie à gare du Nord. Le jour n'est pas encore levé, une bruine légère tombe sur la capitale. Le regard embué dans cette atmosphère superfloue, j'ai l'impression renforcée que les dernières heures étaient purement irréelles, cauchemardesques…la pluie est là pour laver et nettoyer ce qui bientôt j'espère ne sera plus qu'un (foutu) souvenir.

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8 heures plus tard, nous émergeons façon Tryo et nous apprêtons à démarrer la journée. Clairement à la bourre car quand on arrive au Carrousel du Louvre, le showcase de Robert au Virgin vient juste de se terminer. Il nous reste encore un peu de temps pour visiter le SIGL, petit frère du Rainbow. Etonnant le choix du lieu qu'est cet aimant à touristes pas spécialement gay friendly par ailleurs (le Louvre).

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L'accrédit' passe-partout en main, nous entrons avec une facilité déconcertante et démarrons le tour par le pôle asso, discutons avec les Caramels Mous, le CGL, SOS homophobie (génial les affiches Brouteuses/Tapettes + la définition postérisée et gerbante du terme pédé) , l'Autre Cercle, aperçu de Julie Pietri en interview, puis basculons vers le côté commercial, rapide coup d'oeil côté sex toys, biz à Tati, 10ème Muse (arghh, j'ai loupé les séances dédicaces), Tapageuses (achat - enfin - du t-shirt garçon manqué), Public-G, ZeLink, objets d'art, Blue Bookinerie. Un peu partout sur les stands, c'est l'heure de l'apéro. Il n'y a bientôt plus un chat et décidons de lever le camp, pensant revenir le lendemain (promesse non tenue, vu l'encombrement des valises de mes 2 pigeons voyageurs, pfff loupé du coup Anatomie Bousculaire et Chimères :((
Sinon, e-llico résume assez bien l'esprit et le 'succès' ce 1er salon.

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Après un tour rue Mouffetard où un DAB bogué (à croire que j'ai choisi le bon) s'est fait le plaisir d'avaler ma carte (eh oui, poisseuse en série je suis), nous partons régresser dans la variét' eighties au Tango. Je découvre : décor à l'ancienne, piste de danse en parquet, ambiance unique, kif partagé par P. (moins par mon goth 2 frangin qui s'enfuira à metal-night aux caves st-Sabin…).

>> Les photos du salon sont ici : http://www.flickr.com/photos/yxelle/sets/72157602936085691/

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ClitoZero

Mon enthousiasme et ma motivation débordante propres à chaque 1er vendredi du mois (d'autant plus que c'était a priori l'une des dernières soirées à la Flèche…et, dans un sens, tant mieux d'ailleurs) n'auront pas suffi à me détourner du chemin…des URGENCES !!!
Une nuit, comme je n'en ai jamais vécue, proche d'un voyage au bout de l'enfer, de la souffrance, du défilé sans fin de brancards et de médecins (essentiellement des aides-soignants et des internes), de l'attente interminable (où les heures sont aussi nombreuses que des secondes mais défilent comme des années) et d'où on l'on sort encore moins rassurée qu'en entrant...

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* Merci aux 2 personnes qui étaient là au bon moment, ont su faire preuve de sang froid et de pragmatisme et surtout sont restées jusqu'au bout. Le terme "sauver" est peut-être exagéré mais honnêtement, je n'en trouve pas d'autre mieux adapté.

Special dédicace également à la folle hautaine-putois de nous avoir traités de jeunes cons (parce que j'avais l'air un peu moins agonisante que son ami, parce qu'on avait pas le droit de se raconter des blagues après 5 heures d'attente + un spectacle rempli d'hémoglobine et de cris, parce que…p***** mec t'as pas d'excuse et c'est toi qui crains car tu t'es cassé et as lâché ton copain au bout d'1 heure).

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Trêve de colères vaines, alors il s'est passé quoi à cette Clito ? Ok, he visto la tradicional vídeo oficial de esta noche by Juncutt Superstar (d'ailleurs, toujours assez étonnant le décalage entre les images et le commentaire ; eh oui la vie est autrement + gerbante qu'une soirée Clitodéliresque, mais c'est souvent dans les meilleurs trips qu'on a ces flash de conscience sur la puanteur de nos existences), mais sinon, quid côté public ?

MotoGirls dance

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Sortez vos cylindrées 800 cc les filles : ce dimanche, ça va gronder !

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…Enfin…si vous êtes encore vivantes après le & co, ce qui est pas gagné…

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