La danseuse sans visage
Les Barbi(e)turix, ça rend accroc, vous le saviez ? En tout cas, ça fait 1 mois que je patiente pour la prochaine ClitoRise party et je dois avouer que le manque est difficile à gérer. Franchement, quand est-ce que des filles en patch seront disponibles en pharmacies ET remboursées par la sécu ? Mais pourquoi personne ne me comprend ? Vous savez, c'est dur à vivre, d'être une vraie Girls' Addict...
Donc, vendredi soir, je bascule dans ma Second Life (en rien virtuelle, néanmoins). Mes 2 "touristes" (mon frère et son pote) viennent me chercher au taf vers 19h. De là, on fait un mini-saut au McDo, histoire d'avoir l'estomac bien calé pour les 10 heures de folie qui vont suivre sur le dancefloor de la Flèche d'or. On arrive vers 20h30 au lieu-dit. Ça paraît tôt et effectivement, il n'y a pas non plus encore une big foule (il faut savoir aussi que se déroule également une soirée Pinky Boat, au même moment). Mais il y a plusieurs avantages : 1/ y a encore de la place au vestiaire ; 2/ ça permet de se plonger en douceur dans l'ambiance ; 3/ même en début de soirée, y a de très bons groupes, donc aucune raison que mes tympans s'ennuient. Tiens, je suis peut-être amnésik mais j'avais pas remarqué le grand slide-show la dernière fois.
Nous, on arrive juste avant la fin du show garage des 2 filles de Human Toys. La seconde est une chanteuse au doux nom de Sandie Trash, accompagnée de son claviériste, nous emmène faire un voyage dans les années 80. Elle n'hésite pas à cracher de l'eau sur le public et à le menacer d'un flingue, afin de créer une puissante (et violente) interaction avec lui. Après ce choc, place à l'auteure-compositeure pop Helluvah et ses mélodies calmes (on trouve quand même quelques chansons NRV dans le lot). Enfin, pour conclure la partie Live, on finit par l'électro-trip-hop de Dasha & Vörse, emmené par la voix hors du commun de la chanteuse russe. Très acclamée par les "Amazones" qui ont désormais complètement envahi la salle. Mon frère est hypnotisé par cette beauté blonde et pense déjà à s'offrir le cédé.
Tiens, juste à côté de moi, y a une sosie de Shane version small !! La question qui me taraude, ce n'est pas de faire le jeu des 7 différences avec le modèle original, mais plutôt de savoir à quoi elle pouvait bien ressembler avant la diffusion de L Word sur nos écrans :))
Un petit tour aux micro-WC pendant l'entracte (la queue fait 10 mètres de long parce que tout le monde a eu la même idée, grrr). Quand je reviens, le DJ Crame (de Mort aux Jeunes) a déjà entamé son mix et a l'air de bien s'éclater. Cool, les platines trônent sésormais sur scène et non plus dans l'ombre à droite.
Dans les clichés ci-dessous, vous allez peut-être vous poser la question du pourquoi la DJette Slide, le houseux Jeck Hyde et K.I.S.S. + la sacrée interludeuse MA ne sont pas présents... Rassurez-vous, je n'ai rien contre elles/lui, mais c'est qu'il m'est arrivé un truc totalement fou/imprévisible... Les gosses et les pervers, ouste, c'est le moment d'aller vous coucher !
Pour voir les splendides photos, c'est par ici : http://www.flickr.com/photos/yxelle/sets/72157600237191593/show/
[*Mon frangin Sweb et son poto Ronwelthy ont aussi blogué sur la soirée]
L'ambiance des soirées Clito-Rise est toujours très hot dans le sens où il y a environ 50 filles/mètre carré, que la température ambiante est élevée et que le son donne la pêche, voire plus. Par contre, même s'il y a des filles dans tous les sens et dans tous les coins, il est pas question de vouloir pécho, car c'est chasse gardée (et pour cause, la plupart sont en couple). Le mieux que les célib' puissent faire, c'est de mater discrètement. Point barre. Et c'est une chose que j'ai réussie pas trop mal jusqu'à présent (plus de 10 ans de self-control dans mon ex-hétéro-life à chaque fois que j'avais l'occas' de croiser une charmante girl, c'est plus effice que l'armée !).
Et, donc au tout début du set de Slide, je sens un contact sur ma hanche. Je vérifie (bien que n'ayant qu'une seule bière au compteur) : mon handybag, la pochette de mon APN et...une main (et, en l'occurrence, ce n'est point la mienne). Au moment où par pur réflexe, je suis sur le point de me retourner pour voir kikicé, je sens un corps (de fille) se plaquer contre mon dos. Avec un mec [inconnu], je sais qu'à chaque fois que ce genre de chose se produit, je deviens crispée et très rapidement agacée par ce culot.
Or, là, c'est totalement l'inverse. Je suis incroyablement détendue. Nous dansons corps-à-corps au rythme de la musique, en essayant d'être le plus proche possible l'une de l'autre. J'effleure sa main droite pour la caresser. P*****, comme la peau d'une fille c'est vraiment trop doux ! Je sens son autre menotte me saisir la hanche gauche. Son toucher m'électrise à un point ! Je ferme les paupières, je ressens des frissons au plus profond de mon être et pourtant je suis envahie par un flux de chaleur incontrôlable. Etant peu sujette à la sudation (même en boîte), j'ai l'impression que mon épiderme brûle. Elle ressert son étreinte. Je sens ses seins et c'est mégagréable. Mon corps n'est plus qu'incadescence...
Ok, let's play, baby ! Je m'amuse à balader ma main gauche libre sur son petit Q. Spontanément, je fais le test d'aller plus loin. Mes doigts sillonnent jusqu'à son bas-ventre. Visiblement, elle ne trouve rien à y redire. Elle me susurre à l'oreille un "plus fort". Je creuse en dessinant des petits cercles sur sa braguette. Pour celles et ceux qui se posent la question de l'étanchéité d'un jean, la réponse est clairement NON. Elle est en train d'atteindre le 7ème ciel et moi avec. Donner du plaisir à l'autre peut être tout aussi jouissif que de s'abandonner au creux de ses bras. Ce jeu sensuel dure un temps qui me paraît à la fois infini et court.
Bientôt, je sens brutalement ma gorge sèche. Ça tombe bien, car elle me glisse qu'elle a besoin d'aller au pipi-room. J'ai à peine le temps de détailler son visage qu'elle a déjà filé. En tout cas, avec ses cheveux coupés très courts et son regard d'ange, elle en ferait craquer plus d'une... Je m'accorde une pause méritoire pour me réhydrater. À mon retour, je remarque qu'en réalité, elle n'est pas toute seule. Ça me fait redescendre un peu sur terre. Est-ce que son amie est aussi son amante ? Et, au fait, elle, est-ce une hétéro qui recherche une 1ère expérience ? Est-ce un délire avec sa meuf ? Je coupe court à toutes ces interrogations qui n'ont pas lieu d'être dans un flirt. Je m'en fous de savoir qui elle est, comment elle s'appelle, si elle est célibataire et quelle est sa véritable orientation sexuelle... Ça peut paraître égoïste mais je n'ai pas envie de casser mon notre trip. Je veux profiter à 100% de l'instant présent. Je commence à comprendre la réelle signification du carpe diem. Je suis en train de LE vivre.
Et si quelqu'un doit avoir des scrupules, ce n'est sûrement pas moi. En tout cas, jusqu'à présent, je n'ai forcé personne :))
Après avoir échangé quelques mots avec l'autre fille (où j'entends vaguement un "mais tu ne LA connais pas"), elle se rapproche de moi et nous nous prenons mutuellement dans les bras pour danser face-à-face. Elle est plus petite que moi, mais ça ne change rien. Ses mains sont des bombes de douceur. Impossible d'y résister, elle fait fondre toutes les glaces. Nous nous jetons des regards
Nous sommes toujours en (ef-)fusion l'une contre l'autre, nos gestes marqués par le beat électro.
Je suis emplie de papillons partout à l'intérieur de mois. Ça fait déjà plusieurs heures que ne suis plus un être de chair mais des milliers de sensations concentrées en un point.
Il m'arrive d'ouvrir les yeux de temps à autre pour m'assurer que je ne rêve pas éveillée, mais le paysage est assez décevant : entre les mecs voyeurs qui se rincent allègrement l'œil à notre vue (et qui ne s'en cachent pas) et les couples hétéros qui nous envoie des regards à la fois accusateurs et choqués, je préfère rester aveugle. Par contre, je me sens super à l'aise car, autant dire les choses comme elles sont : je n'ai absolument pas honte de ce que je ressens ni de ce que je fais. Exprimer sa tendresse n'est en rien criminel et ce n'est pas pas cette bande de vautours jaloux qui vont nous faire arrêter. De toute façon, il n'y a plus que toi et moi + les good vibes, le reste ne compte pas.
Elle mène le danse ; je suis sous son emprise. C'est elle qui fixe les règles. Depuis le début. À un moment donné, elle se risque à un mini-suçon. Je redresse ma tête, légèrement surprise. Elle lève les yeux. Son sourire est énigmatique. Nos nez se frôlent. Jusqu'où est-elle prête à aller ? Je la sens hésitante. Moi aussi, d'ailleurs. Et pour cause, LE baiser a une signification forte et il n'est peut-être pas adapté. Pas grave, nous continuons à onduler sur la piste de danse. Pas besoin de tout faire.
Vers la fin de la nuit, elle murmure un Je vais devoir y aller.
OK, bien sûr. Lui demander son n°de phone tel, savoir si elle revient en février, comprendre ce qu'elle recherchait en fin de compte ? Nada, je veux jouer le jeu jusqu'au bout et ne surtout pas vivre dans l'espérance d'éventuellement la revoir un jour. Non, ne rien gâcher, surtout pas.
Enchantée d'avoir fait ta connaissance...corporelle, princesse lol. Dommage que je t'ai pas croisée plus tôt ; c'est clair qu'à cette révélation (celle que je viens de vivre), je ne me serais pas forcée à devenir hétéro, plus de dix années durant. En tout cas, je viens de prendre goût à un truc totalement nouveau pour moi, que je n'ai pas besoin de simuler, des endorphines avec une saveur très particulière, mélange de désir et de sensualité...
Quid de mon frère et son pote ? ben, en fait, ils ont squatté les K-napés de la mini-pièce (celle où y a l'imposante statue) pendant la majeure partie du temps où je me faisais brancher par la magicgirl et se sont pris une méga-hallu en causant avec des filles qui étaient en train de se taper des rails de CC devant eux (ah, les p'tits provinciaux, z'ont encore rien vu).
Si, bien sûr, après ils m'ont vue avec elle. Je sais pas ce qu'ils en ont pensé (et je m'en fous un peu) ; on n'a pas vraiment eu le temps d'en reparler. Faut dire qu'ils étaient plus trop bavards au petit matin et avaient un peu l'air HS. Peut-être ont-ils réalisé (et pas seulement à cause de moi) que la lesbiannitude n'était pas que de la littérature abstraite. La seule allusion que mon frangin ait sortie et qui m'a plutôt fait sourire, c'est quand il a désigné la fille comme "ma frotteuse". S'il savait que ce qui nous unissait (éphémèrement) toutes les 2 se situait bien au-delà de cet 'aspect tactile...
PS : je sais pas pourquoi, mais j'ai presque (<< big euphémisme) hâte que le site MySpace de Barbi(e)turix soit réactualisé...avec les photos de cette fameuse soirée.
PS 2 : pour finir, on peut dire que mon année 2007 commence drôlement bien, non ? J'espère que ça va continuer sur cette lancée !






















wow quelle soirée! lol
comme quoi ça a du bon d'être en ville lol ;p
Rédigé par: ice | le 09 janvier 2007 à 23:44
C'est génial tout ça...
bienheureuse que ça te sois arrivée...
Bon, qui crois tu qui va venir à la prochaine clito.
Rédigé par: Fée | le 10 janvier 2007 à 08:09
Et bah ! Effectivement ca démarre sur les chapeaux de roues :) ce qui me plait a lire c'est de voir que tu le vis de facon si enchantée et aisée... Très heureuse pour toi :D
Rédigé par: Likka | le 10 janvier 2007 à 09:43
wouaou
Rédigé par: arté | le 10 janvier 2007 à 12:27