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octobre 2006

Bad young girls

Quel avenir peuvent espérer les nanas des ghettos ? Ont-elles plus de chance de s'en sortir que les mecs ? Non, bien au contraire... Oz, Suzette et Marisol sont toutes les 3 mineures, ont des parents quasi-inexistants, et sont soumises aux lois de la rue et du ghetto, en l'occurrence celui de Jersey City. Seules 2 possibilités leur sont offertes : celle de victime ou de caïd. Mais au bout du compte, elles finissent toutes par se croiser au centre de détention pour femmes, pour deal/toxicomanie/port d'armes.

Et le rôle des mecs dans tout ça ? même s'ils règnent en maîtres dans le quartier, ce sont bien souvent des lâches, qui abandonnent leur copine ou leur font porter le chapeau. Girls in America est pire qu'un documentaire : c'est une fiction tragique qui dresse le portrait noir d'une jeunesse exclue et abandonnée.

Malgré la violence intériorisée ou manifestée, il n'y a ni gentils ni méchants, juste des vies gâchées. Le placement de la fille de Marisol, tout comme la mort du frère d'Oz et la rechute de sa mère sont des passages très durs et les images font mal. Ce film est une bombe, une de celles capables de balayer toutes les idées reçues et de poser les questions qui dérangent...sans forcément non plus donner des réponses toutes faites.

Un matin...

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Neuf heures moins dix. Un train relativement bondé conduit des flots d'humains pas encore très alertes à la mine au taf. Je suis assise, absorbée littérairement par les aventures épiques d'une Bridget - Indiana - Jones  plongée dans les troubles post-
  11.09.01. Je relève la tête, pour tenter de situer le nombre de pages que je peux encore parcourir avant le retour à la réalité, ce que certains appellent aussi le terminus.

Un autre livre est également en train d'être dévoré en face de moi. Le nom de l'auteur inscrit sur la couverture me surprend l'espace de quelques secondes : Oscar Wilde. On ne lit jamais du Wilde par hasard. En tout cas, il ne laisse jamais indifférent. Piquée de curiosité, je lève un peu plus le visage pour essayer de cerner la personnalité de la lectrice, tout en faisant consciencieusement mine de regarder avec intérêt le décor qui défile   par la fenêtre.

La trentaine, une gabardine jaune, un foulard aux tons rouges noués autour du cou,  cheveux blonds coupés très courts, ...son style et son attitude ne laisse quasiment aucun doute sur ses préférences sexuelles. À quelques minutes de l'arrivée, elle referme son livre et laisse balader son regard sur le paysage statique derrière les vitres.  Il y a quelques mois de ça, si je l'avais croisée, j'aurais sûrement capté son orientation sexuelle, mais en l'oubliant la seconde d'après.   Là, non, j'essaye de m'envoyer des strokes positifs et de me rassurer, en m'imaginant à la place de ces femmes lesbiennes, en essayant de m'immiscer télépathiquement dans leurs pensées... Je sais, c'est nase et irréaliste. Mais c'est comme ça, à chaque fois que je croise  une supposée goudou, ça provoque en moi à la fois  un électro-choc  et une sensation de bien-être (et d'être  quelque part moins seule).

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Bref, tout ça pour dire que j'ai un brin d'admiration pour ces femmes qui se sentent bien dans leurs baskets et qui assument. C'est clair que sur le plan psychologique, j'ai progressé dans le sens où j'ai moins l'impression d'être une extra-terrestre. En même temps, on pourra dire ce qu'on voudra mais, en dehors des lesbiennes classées fems ou lipstick girls, l'habit et le comportement font le moine. Y a des jours où je me fous royalement de mon image et le poids que je porte sur mes épaules n'en est plus un. Y en a d'autres où j'ai plus de mal à regarder mes interlocuteurs en face, et j'adopte bêtement l'hérisson attitude, tant j'ai trop l'impression que lesbienne est inscrit partout sur ma peau. Pfiou, c'est fatiguant d'osciller sans cesse entre le statut de victime et celui d'héroïne (les 2 extrêmes) alors qu'il me suffirait de vivre normalement. Je déteste justement ce terme "normal" car nous sommes tous(-tes) différents, uniques, à part...

Bon, j'arrête de me plaindre et de me poser 1000 questions, car j'ai maintenant un super-coach pour me booster : mon ex (!). Si, si, incroyable, mais c'est lui qui m'envoie des profils de filles qu'il a repérés sur Gayvox. Sympa et ça me rappelle mon frangin qui me sortait dans les boîtes gays cet été. Je vais prendre mon destin en main, je vais arrêter de me sous-estimer en permanence et de me cacher derrière ma timidité, c'est promis !

Au fait, une lez "rebelle" a atterri dans mon "hébergement provisoire", mais c'est la caricature du genre : je ne l'envie pas du tout et je m'identifie encore moins à cette fille folle. Sapée rainbow flag des pieds à la tête, cette furie agresse tout le monde sur son passage, les mecs en premier (comment dit-on macho au féminin ?).  Au niveau physique, elle a la panoplie complète pour Halloween : cheveux hirsutes, cernes mises en valeur et zéro sourire, bien entendu.  Je crois que c'est foutu, je ferai jamais mon coming-out auprès de mes potes d'ici : logiquement, ils feraient l'analogie avec cette furie et je veux surtout pas de ça : ce cliché vivant me répugne. Quand on l'entend, on a trop l'impression qu'elle fait le mélange entre son orientation sexuelle et sa révolte contre la société...une paumée, quoi.
Ça promet...

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Danseuse du temps

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"La Chamane"
Afin de le délivrer du sort qui pèse sur lui, Shu part avec une amie rejoindre son frère Ryu pétrifié sur une île maudite. Sur place, les deux adolescentes rencontrent l’une des étranges jumelles générées par la malédiction séculaire qui frappe l’endroit. Celle-ci leur explique que pour survivre, sa soeur et elle prennent le souffle vital des hommes qui les désirent et qu’elles les laissent de pierre… Deuxième et avant-dernier chapitre d’une histoire de malédiction très originale, traitée de façon résolument contemporaine.

Je n'ai pas encore lu cette BD (signée Illona/Jee-Yun/Jung), mais rien que la peinture sur la 1ère de couv' et le résumé font envie.
Sur le site de Dargaud (où je l'ai découverte), des wallpapers et des planches extraites donnent déjà un avant-goût prometteur...

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Day Out

Le 11 octobre a été désignée (par qui au fait ?) comme la journée nationale du Coming-Out (ça ne concerne donc que les States ; en France, on ne s'arrêtera pas de vivre pour fêter ça...).
Et concrètement ? au programme, on trouve le projet Snapshot piloté par Human rights campaign (HRC). Il s'agit tout simplement de se prendre en photo avec la pancarte "Talk about it" ou "Ask me", que l'on soit gay ou non.

Apparemment, c'est destiné à aider les gens à sortir du placard. Why not, mais, à mon avis, une initiative telle que celle de Pink aura certainement plus d'influence. Avis aux autres célébrités gay friendly !

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Edit : En Suisse aussi, le 11/10 est devenu le Coming Out Day. Pour ça, une campagne d'affichage (signée McCann Erickson) commandée par l'asso LOS, a ét lancée en direction des lesbiennes (et de leurs proches). Parce qu' «une des causes de l'homophobie, c'est l'invisibilité des gais et des lesbiennes dans la société» (dixit Pink Cross), on peut voir sur la pub l'image d'un placard associé à un prénom, sous lequel on peut lire l'accroche "Parce que sortir du placard est encore difficile". Si ça permet d'amorcer un début de prise de conscience, alors c'est encourageant...

WeEknesS

Wassup ? Voici quelques morceaux du puzzle de ma vie...

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