12h : premier réveil. Pas entendu.
Grognements de Séb : 2e réveil. Bien reçu.
Seulement 3 heures de compteur mais pas question de geindre ou de se prélasser car y a très peu de chances que le train nous attende. Shit ! la récupération de la SD du frangin a été interrompue par la mise en veille de l'ordi. Trop bête, je crois que je vais devoir faire mon deuil des photos de la veille au soir prises par mon assistant :(
14h : Montparnasse, après un détour par le jardin de l'Atlantique, le train démarre.

Débarquement sur le sol nantais. On marche à pied jusqu'au centre-ville vu qu'on a 3 heures à tuer avant l'arrivée de Pierre, Lyonnais depuis hier. Un peu de tourisme rapide dans le quartier historique et dans les charmantes ruelles de la ville. Morts de faim, on achète un kebab avant de tuer le 1er passant venu et on se pose dans les douves en contrebas du château. Soleil, chaleur, calme : what a magic moment ! Un peu plus loin sur le gazon, un couple alterne exercices de yoga et gym tonique. J'aurais jamais pensé que ce genre de spectacle pouvait être aussi drôle à regarder... Go to McDo pour squatter les WC codés puis détour à la Fnac histoire de se rappeler la sensation (et les tarifs) unique du contact avec un vrai CD audio.
C'est là que Pierre nous rejoint. Faut encore trouver de quoi s'occuper avant midnight. Après avoir encore un peu déambulé dans Nantes City et ses galeries marchandes (qui me rappellent le passage du Havre de St-Lazare), on se pose sur un banc pour observer les passages du tram, devant la tour Montparnasse l'immeuble où la mission locale est coincée entre des bureaux et une rambarde vertigineuse (ça va plus vite pour en finir, si son avenir professionnel est définitivement bouché...lol).
Décision est prise de se faire un ciné avant le dîner. On débat longuement sur le choix du film : 4 mois, 3 semaines, 2 jours, 1 secondes, 99 pulsations ou Caramailmel. Afin de ne pas trop plomber l'ambiance de la soirée avec un sujet comme l'avortement, on opte pour le 2nd - remake de Vénus Beauté à la sauce libanaise. Entre le synopsis, la bande-annonce et le résultat final, il y a des fossés énormes et de l'inattendu. Des morceaux de vies (de femmes) qui paraissent anodins, presque légers et souriants, mais en réalité profondément remplis de drames, de tristesse, de sacrifices. Entre la maîtresse délaissée, la future mariée qui devra redevenir vierge le jour J, la femme de 50 ans - victime du jeunisme ambiant - qui emploie nombre de subterfuges pour cacher sa ménopause et réussir un casting, la lesbienne plus ou moins refoulée, la vieille Rose qui a toujours fait passer sa sœur avant les hommes. Sans parler des hommes jamais très loin, du poids des traditions et de la société moderne à la fois, de la place de la Femme en général, etc.
Un beau film-ovni (qui comporte néanmoins quelques longueurs) et la découverte d'un Beyrouth à 100 000 lieues des images de la ville en ruine qu'on nous matraque aux infos. Derrière le bombes, il y a des vies...
Il est plus de 22h, une petite faim nous creuse mais problème : nous sommes en province et donc la plupart des restos sympas sont fermés. Pourtant en cherchant un Sub-Way et par une curieuse coïncidence, une crêperie - théoriquement déjà fermée - nous ouvre les portes chaleureusement. À force de se faire rembarrer, parce qu'on est jeunes ou mal sapés, on est finalement presque choqués de recevoir un accueil aussi aimable et bienveillant. En guise de promenade digestive, nous marchons jusqu'à l'immanquable éléphant de la zone industrielle (oui, sur l'autre rive) et découvrons les nouveaux bars/boîtes/restos lounge du Quai des Antilles. Nous avons rdv à la disco rock/métal mais ces nouveaux lieux branchés nous donnent très envie de revenir une autre fois. Pour la 2ème nuit blanche consécutive, nous nous trémoussons de longues heures durant sur le dancefloor. L'une des serveuse qui porte un t-shirt de l'Amnesia-Café... De plus en plus de monde, d'alcool, de sueurs, de points communs avec la soirée d'hier (et pas des moindres), de décibels.
1h après Pierre et Séb, je me décide à partir et marche un bon bout de temps en direction la gare. Le jour se lève timidement. Le Paul n'est pas pas encore ouvert. Au micro, mon TGV est annoncé. Mes 2 lascars ont encore 1h d'attente avant l'arrivée du train en partance d'Orléans. De quoi dormir inconfortablement sur un banc dans le grand hall de la gare. Mais j'en connais qui vont s'empresser d'aller squatter le Relay. D'ailleurs, il vient juste d'ouvrir ;) À la dernière minute, les places en 1ère classe étaient moins chères qu'en 2nde : j'apprécie car je vais pouvoir somnoler confortablement au calme et profiter de la clim' ; seul l'habituel "bonjour messieurs-dames" du contrôleur viendra perturber mon lourd sommeil... Pas grave, j'ai toute la journée de dimanche pour récupérer de ce week-end (encore toujours +) déstructuré ^^
See U soon guys & thanx for this adventure ;)
>> Diaporama de ce jour & nuit non-stop.